Cinq jours après son arrivée au Burundi, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, a conclu sa visite par un geste symbolique fort : se recueillir sur les lieux où Monseigneur Michael Courteney, ancien envoyé papal, a été assassiné en 2003.
À la Clinique Prince Louis Rwagasore, là où Courteney avait succombé à ses blessures après l’attaque de Minago, le cardinal a évoqué le courage et le dévouement de celui qu’il appelait « un compagnon de route indispensable ». Pour Parolin, son engagement reste un exemple de paix et de service pour le peuple burundais.
Durant son séjour, Parolin s’est également rendu à Minago pour poser la première pierre d’un futur centre de santé dédié à la mémoire de Courteney, et a inauguré la basilique mineure de Mugera, haut lieu de la foi locale. Accompagné du vice-président Prosper Bazombanza et d’évêques burundais, il a insisté sur la nécessité de conjuguer efforts de l’État et de l’Église pour le développement et la cohésion sociale.
Dans son discours de clôture, le cardinal a remercié les autorités et les bénévoles qui ont facilité sa visite et a rappelé que la mémoire des martyrs peut devenir un moteur de dialogue et de paix dans la région. « Son sacrifice nous invite à bâtir ensemble un avenir plus juste et solidaire », a-t-il conclu.