L’ambassade des États-Unis au Burundi a annoncé la suspension temporaire de la délivrance de visas pour les citoyens burundais. Cette décision, communiquée officiellement, intervient dans un contexte de tensions migratoires persistantes entre Washington et plusieurs pays africains.
La mesure a été communiquée officiellement ce lundi par les canaux habituels de l’ambassade à Bujumbura. Elle concerne principalement les visas non-immigrants, c’est-à-dire les visas de tourisme, d’affaires ou d’études. Seules certaines catégories pourraient être exemptées, notamment les cas diplomatiques ou humanitaires.
Cette suspension intervient dans le prolongement d’un décret signé le 4 juin 2025 par Donald J. Trump, limitant l’octroi de visas aux ressortissants de certains pays affichant un taux élevé de dépassement de séjour (« visa overstay »).
Le Burundi figurait dans la liste de sept pays ciblés. Selon les données du Department of Homeland Security, plus de 30 % des citoyens burundais titulaires de visas temporaires ne respectaient pas la durée de séjour autorisée sur le sol américain selon le DHS Overstay Report 2024.
Cette stratégie américaine n’est pas nouvelle. Des pays comme la Guinée, l’Érythrée, le Cambodge ou encore le Ghana ont déjà été visés ces dernières années par des mesures similaires, dans le cadre de la section 243(d) du Immigration and Nationality Act, qui autorise la suspension des visas en cas de manquements aux règles migratoires.
Il est rapporté les cas de demandeurs de visa qui s’engagent à rentrer au Burundi à l’issue de leur séjour, mais décident une fois sur place de rester illégalement aux États-Unis. Ces comportements, bien que personnels, affaiblissent la crédibilité globale des demandes de visa burundaises.
À ce jour, le gouvernement burundais n’a pas encore réagi officiellement.