Burundi : plus de 100 passeports retrouvés dans des poubelles en Serbie

Plus de 140 passeports burundais ont été retrouvés jetés dans des poubelles en Serbie, révélant une pratique inquiétante parmi les migrants en Europe. Le ministre des Affaires étrangères, Édouard Bizimana, tire la sonnette d’alarme : ce comportement complique les expulsions, ternit l’image du pays et pourrait restreindre l’accès aux visas pour les futurs voyageurs.

À retenir :

  • Environ 140 passeports burundais retrouvés dans des décharges publiques en Serbie.
  • Certains migrants abandonnent volontairement leur identité pour faciliter une demande d’asile.
  • Plus de 21 000 Burundais travaillent légalement en Arabie Saoudite, tandis qu’environ 4 000 sont arrêtés ou emprisonnés en Tanzanie pour séjour irrégulier.
  • Le ministère recommande l’usage des 61 agences de recrutement agréées pour sécuriser la migration.

Passeports jetés : un danger pour l’image du Burundi

Selon le ministre Bizimana, de nombreux jeunes Burundais, dont des étudiants et travailleurs légaux, se débarrassent de leur passeport en Europe. Cette stratégie vise à se présenter comme des demandeurs d’asile « sans papiers » ou en situation de persécution, rendant plus difficile toute mesure de rapatriement.

« Le passeport est une propriété de l’État », rappelle le ministre. Sa destruction volontaire a un impact direct sur l’octroi de visas, pénalisant les futurs voyageurs et fermant certaines portes, notamment pour les étudiants et opérateurs économiques.

Migration : opportunités légales et risques de l’irrégularité

Le contraste dans la migration burundaise est frappant : tandis que plus de 21 000 travailleurs sont légalement employés en Arabie Saoudite, près de 4 000 autres se retrouvent en prison ou sanctionnés en Tanzanie pour défaut de papiers.

Le ministre met en garde contre les réseaux clandestins et les dérives de la migration irrégulière. Il encourage les candidats au départ à emprunter les circuits officiels et à passer par les agences de recrutement agréées par le ministère, afin de garantir protection consulaire et respect du cadre légal, tout en préservant la dignité du passeport burundais.

Du même auteur

Burundi : l’ex-Premier ministre Alain-Guillaume Bunyoni libéré provisoirement pour raisons médicales

De Damas à Téhéran : l’Afrique face au miroir brisé du monde multipolaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *