Burundi-Serbie: vers un nouvel accord sur la migration de travail

Le Burundi et la Serbie s’apprêtent à signer un nouvel accord sur la migration de travail, quelques années après la suspension d’un premier partenariat. Ce nouvel accord vise à encadrer légalement et efficacement le recrutement et la mobilité des travailleurs burundais en Serbie.

Le président de l’Assemblée nationale, Gelase Ndabirabe, a rappelé qu’un premier accord avait été conclu entre les deux pays afin de faciliter l’accès des travailleurs burundais au marché de l’emploi serbe. Toutefois, cet accord a été suspendu par Belgrade, invoquant le fait que plusieurs Burundais utilisaient la Serbie comme pays de transit pour se rendre dans d’autres États européens, en violation des termes convenus. « La Serbie nous a demandé d’arrêter, car les Burundais faisaient autre chose que ce qui avait été convenu », a expliqué M. Ndabirabe lors de l’ouverture de la session parlementaire.

De nouvelles discussions ont été engagées afin d’établir un cadre juridique plus strict. Les autorités burundaises insistent sur la nécessité pour les futurs bénéficiaires de respecter scrupuleusement les règles afin d’éviter toute nouvelle suspension. « Les pays partenaires agissent de bonne foi pour travailler avec nous. C’est à nous de préserver cette confiance », a ajouté le président de l’Assemblée nationale.

Cette relance fait suite à la visite officielle effectuée en Serbie par le président Évariste Ndayishimiye au début de l’année 2025. Ce déplacement avait été marqué par la signature de neuf accords dans divers domaines: coopération économique, agricole, éducative, sportive, ainsi que la suppression des visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques ou de service. À Belgrade, le chef de l’État burundais avait insisté sur la nécessité de « développer des partenariats gagnant-gagnant » et sur l’importance de diversifier les opportunités économiques, notamment pour les jeunes.

Pour le Burundi, cet accord représente une opportunité de diversifier les débouchés professionnels à l’étranger, dans un contexte où le chômage des jeunes reste élevé — estimé à plus de 13 % selon la Banque mondiale .

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